Intégrer la bonne modalité dans sa progression ou son scénario Pédagogique FPA

Patricia barrett
23 Mai 2025
3 minutes de lecture
Image IA : Peinture impressionniste vivante et colorée illustrant les trois modalités pédagogiques : présentiel (échange face à face), distanciel (formation en ligne sur ordinateur), et AFEST (apprentissage en situation de travail avec une grande roue dentée à l’arrière-plan). Les titres sont bien lisibles : Présentiel, Distanciel, AFEST.

Aujourd’hui, trois modalités pédagogiques sont reconnues dans le droit de la formation professionnelle :
le présentiel, le distanciel (synchrone ou asynchrone), et la formation en situation de travail, appelée FEST.

Ces modalités posent le cadre : le lieu, le temps, la relation entre formateur et apprenant.
La FEST, en particulier, permet d’apprendre directement sur le poste de travail, avec des temps de recul pour analyser et structurer ce qui a été vécu.

Certaines formations combinent ces modalités.
Ce sont des formes hybrides comme le blended learning, la comodalité ou l’autoformation accompagnée.
Ces formes ne créent pas de nouvelles modalités, elles s’appuient sur les trois existantes.
Par exemple, la comodalité permet à un apprenant de suivre la même séance en présentiel ou à distance, au même moment.
L’alternance, elle, articule temps en centre et temps en entreprise.

Le choix d’une modalité pédagogique ne se fait donc pas au hasard.
Il se réfléchit dès la conception de la formation.
Ce n’est pas une affaire de tendance ou de confort technique. C’est une réponse pédagogique à des besoins précis.

Ce qui oriente le choix, c’est d’abord l’intention de la séquence :
– Apprendre un geste ? On privilégiera la pratique, les mises en situation, donc le présentiel.
– Approfondir une notion théorique ? On pourra utiliser des vidéos, de la classe inversée, des ressources numériques donc plutôt du distanciel ou du présentiel enrichi.
– Faire évoluer un comportement ? On pense aux jeux de rôle, aux simulations, aux échanges guidés donc plutôt présentiel ou classe virtuelle.

Ensuite, il faut tenir compte du public :
– Un public connecté, autonome ? On peut envisager du e-learning ou du mobile learning.
– Des professionnels expérimentés ? les classes virtuelles par exemple.
– Des personnes moins à l’aise avec les outils ou l’écrit ? On privilégiera le présentiel.

Et bien sûr, il y a les contraintes concrètes :
– Pas de budget pour le présentiel ? On bascule vers le distanciel.
– Pas de créneau commun pour tous ? On pense à l’asynchrone.
– Besoin d’interactions, mais pas de déplacements possibles ? On opte pour le distanciel synchrone.

Mais attention : une modalité ne fait pas une formation.
Le formateur doit pouvoir animer la modalité, la rendre vivante, garder l’objectif pédagogique. De plus, on n’oublie pas l’accompagnement !
Sinon, la modalité prend le dessus… et l’intention se perd.

On module, on ajuste, on combine…
Mais le cœur reste le même :
ce que l’on veut partager, à qui, et comment lui permettre de se l’approprier.

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