Trois erreurs que j’ai faites… et qui m’ont permis d’ajuster ma posture.

Patricia barrett
17 Juin 2025
2 minutes de lecture
Triptyque impressionniste abstrait représentant trois erreurs transformées : vagues sombres (don excessif), air en spirale avec plume (trop de conciliation), étincelles rouges (temps mal géré), et une silhouette lumineuse centrale symbolisant l’équilibre retrouvé.

Même si je ne forme plus aujourd’hui, il m’arrive encore d’échanger avec des formateurs, débutants ou confirmés. Et parfois, on me demande : “Vous en avez fait, vous, des erreurs ?”
Oui. Et pas qu’un peu. En voici trois. Pas les plus graves, mais celles qui m’ont marquée. Et que je referais peut-être… différemment.

1. Une posture un peu trop maternante
Pas tout le temps, pas avec tous. Mais assez souvent pour que ça me saute aux yeux. Vouloir rassurer à tout prix, couver un peu trop, répondre avant même que la personne ait fini sa phrase.
Ça partait d’un bon sentiment. Mais ça n’aide pas toujours à devenir autonome. J’ai appris à écouter sans faire à la place. À poser un cadre plus clair.

2. Un rythme mal maîtrisé
Quand on aime ce qu’on transmet, on se laisse porter. J’ouvrais les parenthèses, je répondais aux questions… et parfois je débordais.
Trop de contenu, pas assez de respiration.
J’ai compris que ralentir, c’est aussi respecter l’autre. Laisser l’espace pour comprendre, digérer, réagir.

3. Trop conciliante
Dire oui trop vite. Vouloir ménager les tensions. Fermer les yeux sur des comportements pas toujours justes.
À force de vouloir éviter les conflits, on finit par s’oublier. Ou perdre la clarté du cadre.
Avec le temps, j’ai compris qu’on peut dire non sans blesser. Poser des limites, c’est poser un cadre rassurant.

Ces erreurs m’ont fait évoluer. Elles font partie du chemin. Je n’en ai pas honte. Je les garde en mémoire, comme des repères à revisiter selon les contextes.

Parce qu’on ne forme jamais tout à fait de la même façon. Et c’est tant mieux.

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