L’analyse de pratique se développe en formation. D’ailleurs, la première épreuve de l’examen du titre FPA est une analyse de pratique. J’ai du me forcer au début pour l’appliquer à mes formations. J’avais l’impression de ne pas avoir le temps. Puis j’ai commencé à en faire surtout lorsqu’il y avait eu des difficultés lors de mes séances. Ensuite je me suis forcée à prendre au minimum un quart d’heure en fin de journée pour faire un point écrit et à faire des recherches sur les sujets délicats. Je me suis vraiment améliorée et maintenant je le fais quelque soit le domaine où je veux apprendre et progresser.
S’analyser, c’est mportant parce que cela nous rappelle qu’on n’est jamais parfait et qu’il y a toujours des opportunités pour s’améliorer. Chaque expérience, qu’elle soit positive ou négative, devient une chance d’apprendre quelque chose de nouveau.
L’analyse de pratique, c’est comme tenir un carnet de bord. D’ailleurs dès le début de la formation j’incite les apprenants à tenir un carnet de bord de la formation et je leur demande d’y écrire entre autres leurs analyses de pratiques. Ce qui implique de leur apprendre le « savoir s’analyser ».
En notant ce qui fonctionne bien, on peut s’en souvenir et répéter ces succès à l’avenir. C’est un peu comme avoir une recette de cuisine qui marche : en gardant une trace écrite, on peut la reproduire facilement. En même temps, lorsqu’on rencontre des difficultés, l’analyse de pratique nous aide à identifier ce qui n’a pas marché et à trouver des solutions. C’est faire un bilan pour savoir quels aspects il faut travailler.
L’analyse de pratique nous force aussi à nous baser sur des faits concrets plutôt que sur des intuitions. En analysant les événements, on obtient une compréhension plus claire de ce qui s’est réellement passé et pourquoi. Cela nous permet de prendre des décisions et de ne pas nous laisser guider par des impressions floues.
En mettant tout cela par écrit, on organise nos connaissances et on crée une sorte de guide. C’est pratique, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour partager ces apprentissages avec les autres. On se construit ainsi une base de savoirs.
La Méthode DET et RR : Décrire, Expliquer, Transformer, et j’ajoute Rechercher et Relier.
Pour faire une bonne analyse de pratique, j’utilise la méthode DET et RR. C’est simple et efficace :
Décrire : On commence par raconter ce qui s’est passé. Comme une histoire, mais en se concentrant sur les faits.
Expliquer : Ensuite, on réfléchit à pourquoi ça s’est passé comme ça. Quels étaient les facteurs en jeu ?
Transformer : On se demande comment on peut améliorer les choses. Quelles actions concrètes peut-on mettre en place pour faire mieux la prochaine fois ?
Rechercher et Relier : Enfin, on cherche des infos supplémentaires. On lit des livres, des articles, on regarde des vidéos, et on relie tout ça avec des auteurs ou des techniques connues. C’est creuser un peu plus pour améliorer nos connaissances.
Dans mon prochain blog, je donnerai un exemple d’analyse de pratique en peinture. Vous verrez, ça marche dans tous les domaines !
L’analyse de pratique, c’est vraiment l’outil pour ne jamais cesser d’apprendre et de s’améliorer. Pour vous convaincre, essayez et vous verrez vite vos progrès.
