Les approches pédagogiques actives ont une longue histoire, même si elles sont devenues très modernes. Lorsque nous étudions les œuvres de grands penseurs tels que Socrate, Rousseau, Piaget, Vygotsky et Bruner, nous remarquons qu’elles reposaient sur des approches pédagogiques actives. Qu’en est-il de nos jours ?
Les fondements philosophiques des approches pédagogiques actives
Socrate emploie la maïeutique en posant des questions afin d’encourager l’élève à formuler sa propre compréhension. Cette pratique est très intégrée dans les méthodes contemporaines : La méthode interrogative.
Au XVIIIe siècle, la mise en situation était déjà réalisée par une idée de Jean-Jacques Rousseau. Cela favorise la compréhension grâce à la découverte et à l’expérimentation.
La contribution intellectuelle : Piaget, Vygotsky et Bruner
Au début du XXe siècle, l’idée de l’engagement actif dans l’apprentissage a été développée par Jean Piaget, Lev Vygotsky et Jérôme Bruner.
D’après Piaget, l’enfant élabore sa vision du monde. Selon Vygotsky, l’apprentissage est influencé par les interactions sociales et les conflits socio-cognitifs. Selon lui, l’acquisition de connaissances se fait lorsque des apprenants sont en désaccord ou échangent. Bruner met en évidence la nécessité de motiver les étudiants à explorer par eux-mêmes, en proposant des activités qui encouragent leur esprit d’initiative.
Aujourd’hui, les pédagogues sont d’accord avec ces chercheurs quant à l’importance de stimuler l’activité des apprenants. Non seulement afin de manipuler ou de construire, mais également afin de réfléchir, argumenter et remettre en cause.
Transformation de l’apprenant
Les pédagogies actives sont bien plus que de « faire des activités » ou à faire bouger.
L’apprenant devrait se transformer en s’appropriant cette connaissance. Il la met en pratique pour son propre développement.
Les discussions, les échanges, les solutions aux problèmes, les recherches… Les activités pédagogiques actives sont toutes celles qui permettent à l’apprenant de s’approprier le savoir et de l’utiliser dans d’autres situations.
Ce n’est pas seulement l’accumulation de savoirs, mais l’intégration, l’application, le transfert, la possibilité de jouer avec celui-ci.
Le rôle du formateur dans les méthodes actives.
En tant que formateur, votre responsabilité consiste donc à simplifier cette démarche. Vous incitez vos apprenants à interagir avec cette connaissance. Ils ont la possibilité d’interroger, de discuter, de l’utiliser à leur manière.
Vous entrainez une dynamique où l’apprenant participe activement à son propre processus d’apprentissage. Il développe une indépendance et une intelligence.
Les méthodes pédagogiques actives nous demandent de réfléchir à comment arriver à aider les participants à développer une meilleure compréhension, une autonomie accrue et une capacité de critique accrue.
L’élève acquiert une autonomie et participe activement à son processus d’apprentissage. Le but est atteint.
La méthode interrogative : Socrate : La maïeutique – La méthode interrogative
Sources : https://www.canotech.fr/a/37221/vous-avez-dit-pedagogies-actives
