Il y a vingt ans, j’ai commencé mon aventure en tant que formatrice.
Je travaillais avec des groupes d’environ seize personnes, tous suivant le même parcours de formation. L’individualisation n’était pas encore au cœur des débats mais elle se faisait naturellement. En observant attentivement les stagiaires en difficulté, nous pouvions adapter nos méthodes et offrir un soutien personnalisé.
Les formations à l’époque étaient plus longues, ce qui nous permettait de passer plus de temps sur chaque sujet. Nous pouvions répondre aux questions et nous assurer que chacun avançait à son rythme.
Au fil des années, l’individualisation est devenue une tendance incontournable. De nouvelles techniques pédagogiques devaient être mise en place pour répondre aux besoins spécifiques de chaque stagiaire. Toutefois parallèlement à cette évolution positive, les durées de formation ont progressivement diminué. Cette réduction du temps a rendu notre tâche de formateur plus complexe.
Aujourd’hui, nous faisons face à de nouveaux défis : les entrées décalées et des formations encore plus condensées. Il n’est pas rare que les formateurs doivent gérer plusieurs groupes en parallèle, ce qui demande une organisation et une adaptabilité constante.
Comment ai-je concilié toutes ces exigences en restant positive ? Cela a demandé de la flexibilité et de l’adaptabilité. Il a fallu accepter que le paysage de la formation soit en constante évolution et être prête à ajuster mes méthodes en conséquence.
En parallèle, l’utilisation des Nouvelles Technologies a été un pas en avant qu’il m’a fallu franchir afin d’Intégrer des outils numériques pour faciliter l’individualisation.
J’ai dû prioriser les notions indispensables et gérer mon temps pour pouvoir accorder à chaque stagiaire l’attention nécessaire, même dans des périodes de formation plus courtes.
L’échange avec d’autres formateurs pour partager des stratégies et se soutenir mutuellement face aux défis a été d’une grande aide.
Parfois lors de baisse de ma motivation, je me suis rappelée pourquoi j’ai choisi ce métier et j’ai noté la satisfaction trouvée dans les petites réussites quotidiennes.
Malgré la mise en avant de la qualité et les stratégies mises en place pour l’améliorer, les temps de formation sont réduits, rendant le travail des formateurs de plus en plus stressant. Il est essentiel de tirer des leçons du passé, en retenant ce qui était positif, et d’apprendre du présent pour trouver un équilibre. Par exemple, nous pourrions ajuster le temps alloué à la formation et utiliser efficacement les outils numériques. Il est nécessaire de trouver un équilibre qui maintienne la qualité tout en assurant le bien-être des formateurs et des apprenants. En réfléchissant ensemble à ces défis, nous pouvons continuer à progresser et offrir des expériences d’apprentissage enrichissantes pour tous.
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