Théorie de l’autodétermination en formation

Patricia barrett
22 Juil 2024
3 minutes de lecture
Peinture représentant une scène urbaine avec des personnes au croisement de plusieurs chemins. Une personne au centre observe les choix de direction vers une maison, un jardin, et un bâtiment social. Un enfant dessine sur une table à droite.

La théorie de l’autodétermination, développée par les psychologues Édouard Deci et Richard Ryan, est un modèle de motivation humaine qui se concentre sur trois besoins fondamentaux : l’autonomie, la compétence et la relation sociale. Cette théorie peut être extrêmement bénéfique pour les formateurs et les apprenants en leur offrant des clés pour améliorer la motivation et la satisfaction dans le processus d’apprentissage.

L’autonomie est le besoin de se sentir maître de ses actions et d’avoir le contrôle sur sa vie. Pour un apprenant, se sentir autonome signifie pouvoir choisir ses méthodes d’apprentissage, décider des sujets à approfondir et organiser son emploi du temps de manière indépendante. Les formateurs peuvent encourager cette autonomie en offrant des choix aux apprenants, comme choisir un sujet d’exposé ou un projet de recherche.

La compétence, quant à elle, est le désir d’être efficace dans diverses situations, de s’améliorer continuellement et de maîtriser de nouvelles compétences. Les formateurs peuvent stimuler ce besoin en proposant des défis adaptés au niveau de chaque apprenant, en fournissant des feedbacks constructifs et en valorisant les progrès accomplis. De leur côté, les apprenants peuvent identifier leurs points forts et leurs faiblesses, se fixer des objectifs d’amélioration et pratiquer régulièrement pour renforcer leurs compétences.

Enfin, l’être humain a un besoin inné de relation sociale. Nous sommes des créatures sociales qui avons besoin de sentir que nous appartenons à un groupe et que nous sommes connectés aux autres. Dans un contexte d’apprentissage, cela se traduit par l’importance de créer des dynamiques de groupe positives, de favoriser la coopération et le respect mutuel. Les formateurs peuvent organiser des activités de groupe et des moments de convivialité pour renforcer les liens entre les apprenants. Les apprenants, quant à eux, peuvent cultiver des relations positives avec leurs collègues, être à l’écoute, soutenir et encourager les autres.

Conclusion personnelle

Mon expérience m’a montré que si l’un de ces besoins est négligé, la formation risque d’être moins efficace. Il n’est pas toujours facile de répondre à ces trois besoins, même avec la meilleure volonté du monde. Par exemple, j’ai eu un groupe où un seul apprenant ingérable a fini par être expulsé, ce qui a perturbé la dynamique de tout le groupe. À l’inverse, j’ai aussi eu des groupes où l’équilibre entre autonomie, compétence et relation sociale était respecté, et qui ont obtenu des résultats probants. Ces apprenants sont toujours en contact les uns avec les autres, ce qui témoigne de l’importance des relations positives. En tant que formateur, nous avons la responsabilité de créer un environnement propice à l’apprentissage, mais nous avons aussi besoin du soutien et de l’engagement des apprenants pour y parvenir pleinement.

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Sources : https://www.greelane.com/fr/science-technologie-math%C3%A9matiques/sciences-sociales/self-determination-theory-4628297/

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